Le breton est une langue qui n'est pas reconnue officiellement dans la république française. Le français est la seule langue officielle de l'état français, bien que dans les faits, la France soit un pays de plusieurs langues (breton, mais aussi corse, occitan, basque ...).
Le breton, a pu survivre, pendant des siècles en résistant à l'emprise du latin, puis à celle du français, mais à la différence du gallois (langue du Pays de Galles au Royaume Uni et langue soeur du breton), il ne dispose pas de l'appui et de la reconnaissance de l'état français.
Un pays a reconnu ses langues minoritaires, le Royaume Uni, et un autre, la France, qui les refuse toujours.
Ainsi, la France, qui reconnaît les droits des minorités ethniques et linguistiques (sauf sur son sol), refuse aujourd'hui de ratifier la Charte Européenne des langues minoritaires et régionales, qui vise à "maintenir et développer les langues régionales, facettes vivantes de l'identité culturelle européenne». La Charte des langues minoritaire a été signée par la France le 7 mai 1999 (sur 98 articles de cette charte, seules 39, le minimum, ont été signées par la France).
Mais, immédiatement, au mois de juin, le Conseil Constitutionnel déclarait la Charte contraire aux fondements de la république donc anticonstitutionnelle non seulement à cause de l'article 2 de la Constitution française (« le français est la seule langue de la République », article voté en 1992) mais aussi en raison de l'article 1 ( « l'unité de la nation» et «l'unité de l'état »).
Un changement de la constitution était donc nécessaire pour pouvoir ratifier la charte européenne des langues minoritaires. Ce n'était en vérité pas un problème insurmontable. En effet, la constitution française tend à être modifiée chaque année, le denier changement a été effectué pour la parité homme-femme en politique.
Cependant, le président de la république doit donner son accord pour un changement constitutionnel, ce que celui aujourd'hui refuse de faire. Ainsi, la charte des langues minoritaires européennes a bien été signé mais l'état français refuse aujourd'hui de la ratifier (c'est à dire mettre en application les dispositions signées par la France).
A l'heure de l'Union Européenne, dans un état se revendiquant comme le pays des droits de l'homme, la France continue de refuser l'expression des langues régionales qui ont depuis longtemps cessé d'être une menace pour la république et la langue française.