Une légende dit que les Moines Rouges, ou les Templiers, y auraient enterré une merveilleuse châsse d'or contenant le corps d'une sainte une partie de leur trésor. Une autre légende dit que le feu aurait duré sept ans. Certaines légendes racontent qu'un souterrain permettait de quitter secrètement le camp. Les archéologues n'en ont pas trouvé la trace.
Sept années de fouilles sur le site entre 1983 et 1990 laissent penser que le camp de Péran, occupé à plusieurs périodes, dont la période gauloise et à l'époque des incursions des Vikings pouvait être utilisé, à l'époque de sa destruction, par les envahisseurs venus du Nord.
On y a découvert près du rempart, à l'intérieur de l'enceinte, entre-autre choses, un chaudron en tôle de fer semblable à celui retrouvé dans la tombe d'un chef viking à l'île de Groix et un denier d'argent frappé en 905 et 925 par les Normands qui occupaient York en Angleterre. Sous les éboulis, on a aussi découvert des fers pour poneys, des étriers, des épées, des cardes et des restes de tissu de laine. Également à l'intérieur de l'enceinte sous un éboulis les chercheurs ont découvert un puits de 8 mètres de profondeur. On y a trouvé des ustensiles de cuisine en bois ( dans un état de conservation surprenant ), des armes ( des lances, des pointes de lances, des épées ), des tranchants de bêches et beaucoup de pierres. Tout au fond, une dalle de schiste, ronde et percée d'un trou en son centre, assurait la propreté du fond du puits tout en laissant passer l'eau. Maintenant le puits, dont l'eau ne tarit pas, est recouvert d'une grille métallique.
