Langues régionales...
Aujourd'hui la France, par le biais de l'article 2 de la Constitution (« La langue de la République est le français ») et la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française dite « loi Toubon » qui affirme le caractère obligatoire de l'enseignement en français et étend l'obligation d'employer le français dans les contrats privés, les messages transmis par les médias, les communications scientifiques, etc. Cette loi prévoit des dispositions particulières pour les langues régionales, mais rend de fait illégal tout enseignement monolingue hormis en français et s'interdit de financer les enseignements dans une autre langue, y compris celles traditionnellement parlées sur son territoire.
Cependant, le Conseil de l'Europe a adopté en 1992 la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires qui consacre « le droit imprescriptible de pratiquer une langue régionale dans la vie privée et publique ». En 1999, la France la signe, comme tous les pays de l'Union Européenne, mais sans la ratifier, à cause de son aspect anticonstitutionnel. La ratification lie juridiquement l'État contractant, la signature est une simple reconnaissance des objectifs généraux de la charte ; il n'y a donc aucune évolution de la situation des langues minoritaires en France, si ce n'est un vieillissement des locuteurs qui devrait amener les plus fragiles d'entre elles à disparaître avant la fin du XXIe siècle, après une existence pour certaines plus que millénaire.
« Il est interdit de cracher par terre et de parler breton » voila ce qui était écris sur les affiches affichées sur les murs des écoles dans les années qui ont suivis la guerre...
On peut citer aussi le « Règlement pour les écoles primaires élémentaires de l'arrondissement de Lorient », adopté et arrêté par le Comité supérieur de l'arrondissement, en 1836 et approuvé par le recteur en 1842, qui stipule : « Art. 21. Il est défendu aux élèves de parler breton, même pendant la récréation et de proférer aucune parole grossière. Aucun livre breton ne devra être admis ni toléré. » S'exprimer en breton et parler « grossièrement » font l'objet de la même prohibition...
On ne peut nier ici les attaques envers la culture bretonne et sa langues, surtout le fait que l'état français avait plaquardé des affiches « Il est interdit de cracher par terre et de parler breton » dans les écoles...
Voir affiche : premier point du reglement d'une école...le breton est donc considéré comme le plus bas niveau du reglement (= selon certains de la m----, d'un crachat,...)